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"A quoi sert un amortisseur ?"
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C'est un dispositif qui freine l'amplitude des mouvements du châssis par rapport aux roues de la voiture compte tenu des irrégularités de la route ou après une forte sollicitation (gros freinage, nid de poule etc). Plus l'amortisseur est rigide, plus vite les roues reviennent à leur place (mais moins la voiture est confortable). Aux débuts de l'automobile, l'amortisseur était à friction avec un sandwich de Ferodo comprimé entre 2 biellettes (l’une reliée au châssis et l'autre au moyeu; un dispositif conservé sur les directions de motos jusqu'au début des années 70). Par la suite, il est devenu hydraulique avec un piston (percé de petits trous) au bout d'une tige coulissant dans un cylindre rempli d'huile. Le passage plus ou moins difficile de l'huile dans les petits trous calibrés freine le mouvement et donc procure l'effet "d'amortissement". Il existe des versions plus "subtiles" (gaz comprimés, by-pass, réglables etc), plus pour satisfaire la diversité des attentes que pour des raisons véritablement techniques. La qualité générale de fabrication de cet élément lui permet actuellement une durée de vie de l'ordre de 80 000 à 150 000 km (les fabricants d'amortisseurs qui axent leur communication sur des vérifications dès 20 000 km abusent un peu).
Il n'y a pas grand-chose qui retient votre voiture sur la route : seulement 4 petites surfaces de gomme. Et ce sont vos amortisseurs qui collent vos pneus au bitume. S'ils viennent à défaillir, les pneus sautillent et quittent la route. La perte de contrôle n'est plus très loin. Sur bonne route, l'absence d'amortissement (amortisseurs hors service) ne tire pas à grandes conséquences, hormis un effet de balancement inconfortable. Les distances de freinage restent correctes (surtout avec l'ABS qui joue son rôle correcteur dans toutes les circonstances) et l'évitement rapide reste possible et moyennement périlleux. En revanche sur chaussée dégradée, la voiture frise l'inconduisible. Le freinage devient inopérant car les roues sont plus souvent hors sol que collées au bitume et le tête à queue est très probable en cas de mouvement brusque du volant. L'usure mécanique des trains roulants (pneus, roulements, freins etc) est décuplée. En bref : tout est possible y compris le pire !
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Comment savoir si les amortisseurs sont bons ?
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1/ Secouez la voiture
Il y a quelques années un garagiste, consulté sur l'état des amortisseurs d'une voiture, se contentait d'appuyer sur une aile et d'en déduire un diagnostic. Le geste est aujourd'hui un peu désuet et génère de surcroît une information plutôt faible. Cependant on peut ainsi s'apercevoir de la destruction d'un silent-bloc (bruit : "cloc cloc"; rare sauf sur les antiquités de plus de 40 ans). Mais il faut vraiment un oeil de lynx pour appréhender la vitesse de stabilisation de la caisse après une sollicitation de forte amplitude.
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Appuyer sur une aile pour étudier la qualité du rebond exige un oeil de sioux ! Ce geste n'apprend rien mais permet bien des malversations...
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2/ Traquez les fuites d'huile
L'amortisseur cliniquement mort à coup sûr se repère facilement à des traînées grasses tout le long du tube. Une fuite de l'huile est en effet un mal terminal qui ne peut qu'empirer. Car une fois l'huile envolée, l'amortissement disparaît au profit de l'effet "pompe à vélo". Méfiez-vous des professionnels peu scrupuleux, qui vérifient les amortisseurs une burette d'huile à la main avant de faire constater au client son infortune.
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Un amortisseur gras est mort car il est impossible de remettre de l'huile (ils sont toujours scellés).
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3/ Prêtez votre voiture
Un des effets pervers de l'usure des amortisseurs est l'accoutumance du conducteur à la fatigue de son auto. Car au fil des kilomètres, on s'habitue à une voiture même très dangereuse. Il suffit de la prêter à un ami (de préférence conducteur expérimenté) pour avoir aussitôt un retour d'information précieux. Car même si on ne vous donne pas un diagnostic précis, un "ta bagnole ne tient pas la route" doit éveiller vos soupçons.
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Le conducteur s'habitue aux défauts de son auto. Un chauffeur "neuf" voit tout immédiatement.
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4/ Passez sur un banc test
Les contrôles techniques sont tous équipés d'un banc permettant de tester les suspensions. La machine est loin d'être parfaite mais elle permet de constater avec précision la différence d'efficacité entre le côté droit et le gauche. Un bon amortisseur doit avoir un pourcentage d'efficacité compris entre 60 et 80%. En dessous de 50% on peut commencer à penser à leur remplacement et sous les 30%, cela devient impératif et urgent.
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Le conducteur s'habitue aux défauts de son auto. Un chauffeur "neuf" voit tout immédiatement.
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