En 2010, le groupe Daimler et l’Alliance Renault-Nissan ont noué un partenariat industriel, afin de mutualiser les coûts de développement et de production. C’est ainsi que certaines Mercedes – pas les plus prestigieuses certes – se sont retrouvées avec un moteur de la firme au Losange sous le capot !
La Classe A : le début d’une nouvelle ère
La troisième génération de la Classe A (W176), lancée en 2012, marque l’arrivée d’un moteur Renault dans la gamme compacte de Mercedes. Les versions A 160 CDI et A 180 CDI d’entrée de gamme diesel étaient animées par le bloc 1.5 dCi Renault, un 4 cylindres turbo de 1 461 cm³.
Ce moteur développait 90 à 109 ch selon la version. Il fut remplacé par une version modernisée (toujours 1.5 L, 116 ch) sur la génération suivante de Classe A (W177).
Des Classe B, CLA et GLA également concernés
Le moteur Renault 1.5 dCi a ensuite été décliné sur d’autres modèles compacts de la marque :
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Le Classe B (W246), un monospace aux dimensions comparables à celles d’un Scénic, a proposé des versions B 160 CDI et B 180 CDI avec le 1.5 L Renault (90 à 109 ch).
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Le CLA Coupé (C117) et le GLA (X156) proposaient tous deux une version 180 d animée par ce même moteur, là encore en version 109 ch.
Ces moteurs offraient certes des performances assez modestes, mais ils ont permis à Mercedes de proposer des versions plus abordables de ses petits modèles.
Mercedes Classe C (W205) : le 1.6 dCi en renfort
Située un cran au-dessus des modèles que nous venons de citer, la berline Classe C (W205) a également eu recours à un moteur Renault. Il s’agissait du 1.6 L dCi de 1 598 cm³, développant 116 à 136 ch selon les versions (C 180d ou C 200d).
Les utilitaires : un Kangoo vendu par Mercedes
C’est dans le domaine des véhicules utilitaires légers que la coopération entre Mercedes et Renault a été la plus visible.
Lancé en 2012, le Mercedes Citan n’est ni plus ni moins qu’un Renault Kangoo rebadgé et légèrement relooké. Les motorisations sont issues directement de la banque d’organes Renault, avec au choix :
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Un bloc 1.5 dCi diesel (K9K / OM 607) décliné en 75 ch (108 CDI), 90 ch (109 CDI) et 110 ch (111 CDI).
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Une version essence 1.2 L TCe de 114 ch sur certaines finitions.
Cette stratégie permettait à Mercedes de proposer une alternative crédible sur le marché des fourgonnettes compactes, sans devoir développer un modèle de zéro.
Sur la génération W447 du Mercedes Vito (2014–2020), le partenariat s’est poursuivi avec l’introduction d’un moteur diesel 1.6 L Renault (code OM 622), destiné aux versions d’entrée de gamme (109 CDI et 111 CDI, de 88 et 114 ch).
Un choix pragmatique
L’intégration de moteurs Renault dans certaines Mercedes témoigne d’un choix industriel rationnel. Si vous possédez ou envisagez d’acheter l’un des modèles concernés, vous roulez (ou roulerez) donc avec un moteur Renault sous le capot. Et finalement, tant que la fiabilité est au rendez-vous, pourquoi s’en offusquer ?
